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 Entrée dans la capitale [libre]

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Naïm
Démon
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Masculin Nombre de messages : 19
Age : 612
Localisation : l'enfer
Date d'inscription : 08/11/2006

MessageSujet: Entrée dans la capitale [libre]   Mar 21 Nov - 6:26

Un vent chaud s’était levé dans la capitale de la ville faisant tourbillonner la poussière entre les hauts murs gris et froids des remparts. L’atmosphère de la ville était sèche et la chaleur n’était pas accablante ni désagréable. Nairn pénétra dans la sombre Styrae d’un pas tranquille et calme. Il leva les yeux et vit le fier et noble palais d’Izual qui se dressait au cœur de la ville dans toute sa splendeur, la surplombant dans un air de majesté et de noblesse.
Le raffinement de l’architecture toucha Naïm, il était évident qu’Izual était un homme de goût. La première impression qu’il eu de la cité était bonne, il se sentait bien dans cette ambiance triste et lugubre, les maisons étaient faites de pierres sculptées et ornées de bas reliefs représentant des démons grimaçant dans des expression de haine. Naïm s’arrêtai un instant pour les observer, ils représentaient la couleur de son âme déchirée et semblable à un oiseau mort, les deux ailes brisées.
Le vent souffla dans les cheveux pale du jeune démon, un voile de tristesse éternellement imprégné dans ses yeux gris et froid, il reprit sa marche et avança vers le centre de la ville.
Naïm avait voulait rejoindre les rangs de l’archange déchu et espérait qu’il en serait d’accord. Il avait entendu parler de lui lorsqu’il était sorti du puit aux âmes et son histoire l’avait attiré, il espérait pouvoir servir sa cause et pour cela devait se présenter au lieutenant responsable de son domaine : l’eau.
Il avait en effet été renseigné quelques jours auparavant lorsqu’il errait dans les terres désolées et arides des enfers. On lui avait décrit une succube implacable et cruelle à la beauté envoûtante et au charme magnétique. Il avait hâte de pouvoir enfin la voir de ses propres yeux, lui qui était si sensible à la beauté et au raffinement, si une telle perfection existait dans la cité d’Izual il se devait de faire de cette rencontre une priorité. De plus elle serait son supérieur dans le cas où sa candidature au service d’Izual était acceptée et il devrait donc lui prêter allégeance et lui témoigner de son respect.
Naïm avait le cœur serré, il ne savait au juste ce qu’il ferait en cas de refus car il se sentait si vide et seul et avait un intense besoin de remplir son esprit d’une cause, d’une quête afin de s’oublier lui-même et de se consacrer entièrement à son maître. Il n’avait en effet jamais été livré à lui-même de toute sa vie et depuis qu’il avait été privé de sa famille il était complètement perdu et désorienté. Il avait besoin d’un guide, d’un mentor qui puisse lui permettre d’apprendre à maîtriser ses techniques et grandir sa force. En échange il offrait sa volonté, sa ténacité sans faille et une loyauté ainsi qu’une fidélité inégalable.
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Jenda
Démon
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Féminin Nombre de messages : 13
Age : 1504
Localisation : A la cour d'Izual
Date d'inscription : 07/10/2006

MessageSujet: Re: Entrée dans la capitale [libre]   Ven 8 Déc - 12:20

Un pied dans l’eau, un autre dans des draps, Jenda était voluptueusement allongée sur le lit d’un haut dignitaire à la solde d’Izual. Lonéro, si elle avait bien compris. Cela faisait un certain temps que l’homme lui tournait autour, et l’avait dernièrement invitée à une soirée organisée à Styrae, dans une de ses grandes villas.

Elle avait passé la nuit ici. Près d’elle, Lonéro. Dans un dédale du palais du démon majeur, il l’avait retenue. Disait qu’elle avait quelque chose de particulier. Cela, la succube l’avait entendu tellement de fois… l’homme continuait. Affirmait qu’il n’était plus le même depuis qu’il avait posé les yeux sur elle, et cetera. La demoiselle avait souri intérieurement. Quel imbécile. Avec ses manières ampoulées, cet imbécile croyait-il pouvoir la séduire ? Elle n’était pas une mouche qu’on attrape avec du vinaigre… mais après tout, si il y avait la perspective de passer une bonne nuit, pourquoi se priver ?

Elle avait donc quitté les appartements réservés au harem d’Izual, et s’était éclipsée le palais pour descendre dans le quartier des nobles. Vêtue d’un long manteau d’ébène que la jeune femme mettait pour ne pas être vue, elle était passée inaperçue. Ou du moins, l’espérait. En tant que courtisane d’Izual, elle n’avait pas le droit de quitter impunément ses appartements. Bref. La succube était arrivée au domaine de Lonéro. Décoré avec goût, mais jamais aussi bien que son maître… La fête battait son plein, et la demoiselle faisait des ravages dans la gent masculine. Après l’avoir retrouvée, le démon l’avait prise par le bras, prétexté un empêchement et qu’il devait s’éclipser immédiatement.

Jenda ne savait que trop bien où il voulait en venir. La demoiselle avait donc passé une nuit avec lui, une nuit de débauche, mais en somme pas inutile : elle s’était bien amusée.

Des râles de plaisir s'élevaient dans la chambre à coucher au plafond immense, résonnant jusque dans les couloirs. Lonéro avait les mains attachées par une corde au dessus du lit ; c’était croire qu’il avait bien l’habitude de ce genre de frivolités. La jeune succube, elle, était assise sur lui, au niveau du bassin, le chevauchait, lui faisait l'amour, prenait son pied, bref, elle passait un bon moment ! Le piège de la belle... il y avait stupidement succombé.

- Après tout ce que j'avais vécu, je n'ai jamais connu ca, articula t'il avec difficultés. T'es vraiment une reine...

Jenda s’arrêta doucement, les sourcils froncés. Depuis le début de leur nuit, cet imbécile se comportait vraiment comme un salaud de dernière classe. La température de ses cuisses s’abaissa sensiblement : elle se redressa du corps de l’homme et, lui murmura d’une voix sensuelle :

Tu ne sais pas de quoi tu parles... tu as commis une erreur.. j'espère que tu t'en rendras compte avant de mourir...

Agrippant une dague exposée au mur qu’elle avait subtilisée en entrant, la demoiselle l’enfonça vivement dans le corps humide de son partenaire. Le sang gicla, arrosant la peau du pauvre homme. Souriant, Jenda se pencha, et suça le sang dégouttant du corps « au repos » de l’homme. Ses lèvres prirent alors une couleur vermeille, tandis qu’elle jeta un dernier regard à l’homme se tordant de douleur sur le matelas. Aucun souci à avoir, avec tous les serviteurs postés aux écoutes à la porte de la chambre, cet abruti survivrait à sa blessure. La seule chose était de ne pas se faire voir en ces lieux.

Sautant prestement du lit aux draps tachés de rouge, Jenda attrapa son pantalon noir en denim et sa chemise décolletée, ouverte aux quatre vents ( ou presque ) et les enfila prestement. Elle chaussa ses bottes et passa les bords du pantalon à l’intérieur. Jetant son manteau sur les épaules, elle se dirigea vers la fenêtre. La succube entendait du bruit venant des couloirs, sûrement des esclaves inquiets des râles de leur maître.

Jenda jeta un regard vers le bas. Ils étaient au premier étage. Cela suffirait. Enjambant le rebord de la fenêtre, la demoiselle se laissa tomber sur le sol, où elle atterrit en douceur. Puis, rabattant le capuchon de son manteau sur sa tête, elle quitta le quartier d’un bon pas…


… pour arriver aux portes de la ville. Un vent chaud et sec s’était levé, envoyant s’envoler des nuages de poussière caresser les murailles de la cité. Jenda marchait tête baissée, avec son capuchon rabattu et se frayait un chemin, presque de travers, les rafales déviaient ses pas.

Les façades des maisons étaient… pitoyables, il faut le dire. La plupart des bâtiments étaient aménagés en de grands bars et boîtes de nuit très prisés des libertins. Sur le seuil, des prostituées, rigolant avec ostentation. La jolie succube esquissa un sourire, et s’engagea dans une ruelle sombre, parallèle à l’avenue principale. Quelques bonhommes avaient tourné leur tête avec elle, mais la demoiselle avait vite découragé leurs avances, en laissant quelques traînées de sang sur le trottoir. Il était temps qu’elle rentre au palais, avant qu’elle ne multiplie les erreurs. Elle en avait suffisamment commis. Bifurquant la gauche pour rejoindre la grande allée, Jenda percuta un jeune démon, et s'excusa.

Elle détailla d’un œil perçant le jeune homme. Mince, grand – il a dépassait d’une tête -, des cheveux très bonds… un physique peu commun dans la capitale… un étranger, donc ?

[ ErF ><'' ]
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Naïm
Démon
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Masculin Nombre de messages : 19
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Localisation : l'enfer
Date d'inscription : 08/11/2006

MessageSujet: Re: Entrée dans la capitale [libre]   Lun 11 Déc - 8:39

Naïm errait dans les rues désertes et silencieuses où seul le gémissement plaintif du vent s’engouffrant entre les maisons, s’insinuant dans les ruelles obscures troublait le calme de la nuit. La lueur blême et douce de la pleine lune éclairait les rues d’un pale halo et créaient de fragiles ombres fantomatiques sur les murs gris.

Naïm était perdu dans cette ville inconnue, ne sachant trop où aller il avançait au hasard, se laissant pousser par le vent, sa longue cape blanche flottant derrière lui. Il ne connaissait personne à Styrae et arrivé en pleine nuit dans la cité, il se rendait compte qu’il ne pouvait se présenter au palais d’Izual à cette heure tardive…

Des feuilles mortes emportées par la brise se mirent à tourbillonner devant lui dans un ballet muet. Naïm s’arrêta pour les contempler, il était comme hypnotiser, fasciner dans la contemplation de ces feuilles soumises aux jeux du vent.
Tels des cadavres sechés, pathétiques, abandonné comme il se sentait lui-même elles effectuaient une danse macabre. Naïm voulait suivre ses feuilles et oublier sa douleur dans le lâcher prise et l’abandon à la mort…

-**Plus rien n’a d’importance à présent qu’elle n’est plus…il ne me reste plus rien mis à part ses souvenirs qui m’enchaînent… je me perd… je suis piégé dans mon propre corps… comme j’envie ces feuilles détachée de toute pensée et de toute volonté….le vide m’emplit jusqu’à l’agonie…**

Naïm secoua la tete, il voulait chasser ses pensées qui le faisait tant souffrir. L'image d'une femme ancrée dans sa mémoire l'envahissait entièrement, cette femme qui avait eu une totale emprise sur lui et dont la cruelle absence lui avait arracher le coeur...

Naïm s’arracha à sa rêverie et poursuivit sa route, le visage baissé, déambulant sans but dans la grande rue vide. Fuyant sa peine et son amertume.
Il aimait la nuit et son ambiance mystérieuse, cette noirceur qui correspondait à la couleur de son âme meurtrie. Cette partie de la cité était abandonnée de ses habitants à cette heure tardive mais Naïm ne doutait pas qu’il existait des endroits animés quelque part…
Il hésitait à ce qu’il allait faire, chercher un lieu plus vivant afin d’occuper sa nuit ou rester seul à attendre que l’aube pointe…

Il s’arrêta de nouveau et sorti de sa poche intérieure un étui d’acajou où un kisaru trônait. Il avait acquis cette pipe japonaise dans un magasin d’antiquité d’une ville qu’il avait traversée quelques jours auparavant. Parfaite pour fumer les herbes hallucinogènes qu’il affectionnait …
Naïm regardait avec amour sa précieuse acquisition. L’objet long et fin était en bambou avec de extrémités en métal finement gravé d’arabesque et de motifs fins. Il avait longuement hésité avant de choisir celui-là parmi plusieurs pièces. Les kisaru servaient également d’armes et Naïm qui aimait beaucoup les objets d’art était très satisfait d’avoir pu l’acheter car c'était un objet intéressant à bien des égard...

La drogue faisait partie de son quotidien depuis si longtemps à présent et représentait son unique source de joie au monde. Il aimait la sensation d’infini et de légèreté qu’elle procurait, lorsqu’il était submergé de centaines de lumières, de couleurs, de sensations et d'images. Des rayons de couleurs et d'énergie se mettaient en mouvement. Le temps semblait s'immobiliser dans un présent éternel. Les pensées couraient et se chevauchaient, les murs respiraient, les objets avançaient et reculaient, ...
La frontière entre le “ moi ” et le monde extérieur se brouillait ou se dissolvait totalement...

Il avait bien envie d'aller essayer son kisaru quelque part à l'abri du vent et se préparait à rechercher une quelconque auberge ouverte. Il en était là de ses pensées quand il fut soudainement heurter par quelqu'un.

En effet, une ombre encapuchonnée avait surgit hors de la nuit tel un fantome au détour d'une rue et tout à sa reverie, il ne l'avait pas vue venir..
Surpris, il regarda l'apparition qui le fixait de ses grands yeux envoutants. C'était une femme, son visage était bien dessiné, la peau mate et les mèches de cheveux qui s'échappaient de sa capuche brillaient d'une belle couleur chaude...

Elle s'excusa et le dévisagea un moment, remarquant probablement qu'il était nouveau dans la cité...

Naïm s'inclina poliment devant la demoiselle.

-"C'est moi qui m'excuse, j'étais dans mes pensées... "

La belle succube regardait Naïm de haut en bas et planta son regard dans les yeux du garçon sans ciller et cela le troubla légèrement.
Il était toujours un peu géné face aux femmes et baissa les yeux car sa politesse l'empechait de la fixer trop longtemps. C'était moins par timidité que par respect et souci des règles de bienséance. Il sentait toujours son regard posé sur lui et se présenta en s'inclinant à nouveau.

-"Je me nomme Naïm, je viens d'arriver ici... j'avoue que je suis un peu perdu..."
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