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 On n'a besoin de personne pour sombrer...

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Sylisya
Démon
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Localisation : Dans les bras de Baal...
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MessageSujet: On n'a besoin de personne pour sombrer...   Sam 21 Oct - 5:23

Comme toujours cachés par ce morceau de cuir énigmatique, les yeux de la célèbre succube survolaient la place principale de Pandémonium. Il y avait de comme d'habitude une agitation qui rendait nerveux tous les démons, sans savoir pourquoi. Tel un aura "maléfique"... Mais était-ce seulement cet aura ? Non. Evidemment. La ville en elle-même était ténébreuse. L'Enfer en lui-même.

Sylisya avait quitté le palais de Baal depuis longtemps. Parcourant les rues de la ville sans s'en rendre compte, elle avait presque fait le tour de la capitale du royaume. A présent, elle s'était arrêtée à un endroit d'où on voyait la place centrale presque en totalité. Elle était noire de monde. Alors, finalement, les Enfers et le "vrai monde" n'étaient pas si différents que ça... Chacun essaye de survivre à sa manière, aux dépens des autres et pour le bien de soi-même. Et elle était la reine à ce petit jeu-là... Pour le moment du moins.

*Quelle connerie... Dire que j'suis obligée de faire tout çe pour me récolter Baal...*

Ses yeux projettaient comme d'habitude une étrange lueur bleu cyan. Elle se retourna et croisa par hasard le regard d'un démon qui semblait la fixer. Ce dernier détourna aussitôt les yeux et s'enfuit. Ne laissant paraître aucune réaction, elle commença à retourner vers le Palais. Voulant retarder au maximum son retour dans la résidence de Baal, elle prennait des ralongis et trainait des pieds. La relation de Baal et elle était tendue en ce moment. Le royaume allait mal, et Baal aussi. Sous son air de gros dur, finalement, il était horriblement fragile... Il ne supporterait sûrement pas de perdre le pouvoir... et il la perdrait en même temps, du coup. Ah, l'Enfer, quel monde cruel... C'était ça, de vouloir jouer au gros dur. Il avait le pouvoir. C'était bien ce qu'il avait voulu, après tout. S'il ne savait pas le garder, c'était bien son problème. C'était à lui de gérer ça. De se faire respecter, par ses soldats d'abord et par Izual et Amon finalement.

*Même pas capable de se faire obéir correctement...*

Devant le Palais, des dizaines de soldats ricanaient entre eux. Plusieurs groupes s'étaient formés, et beaucoup d'entre eux devaient être en train de se moquer de leur chef. Lorsque certains voyaient Sylisya, ils se taisaient presque instantannément, prennant un air innocent qui faisait terriblement contraste avec leurs gueules de démons. La tête pleine d'idées sombres; Sylisya marmonna des paroles inaudibles mais très sympathiques et se retourna. Non. Vraiment, elle n'avait pas envie de rentrer maintenant. Les temps étaient tellement mauvais qu'elle aurait presque préféré ne pas être la préférée de Baal. C'était vous dire son humeur...

Effectivement, être le plus proche démon de Baal ne faisait plus envie à personne. Baal sombrait. Il fallait qu'il se relève. Personne ne pouvait, ne devait l'inquiéter pourtant. Mais son armée était faite de toutes les races possibles et imaginables, de tous les niveaux d'intelligence que l'Enfer peut compter... Comment régner sur la basse terre sans pouvoir s'appuyer sur des éléments dignes de ce nom ? S'il le fallait, Sylisya allait s'en occuper elle-même. Elle demanderait son rang de général, pour pouvoir enfin redonner un peu de notoriété à Baal, celui qu'elle avait tant voulu pendant 1500 ans, et qu'elle avait enfin...
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Adonis
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MessageSujet: Re: On n'a besoin de personne pour sombrer...   Sam 21 Oct - 7:21

Du haut de son piedestal, Adonis observait la foule. La statue contre laquelle il était adossé de sa manière la plus indolente représentait autrefois une figure importante de la hiérarchie suprême de Pandémonium. Aujourd'hui privée de visage et de bras, mutilés par les guerre et l'impact des siècles, elle semblait hurler aux cieux, les épaules vers l'arrière et le torse bombé, signe d'une ancienne puissance aujourd'hui tournée vers les lamentations.

Adonis aimait bien cette statue. Elle donnait au Graveur de légende un air diaboliquement triomphant, mesurant à la déchance de la pierre, la puissance d'un des Généraux du plus grand des Démons premiers que purent connaitre les Enfers.

Appuyer sur cette ruine de temps révolus, Adonis se délectait du chaos régnant sur la place du marché central, où se vendaient biens et services les plus divers. Etals des chasseurs, où s'alignaient coeurs de Dragons, yeux de Cyclopes et dents de Titans ; Echoppes d'apothicaires, où s'entassaient des fioles de tous genres, onguents de soins et décoctions empoisonnées. Et partout, des marchands d'esclaves. Officiant dans les régions frontalières de la Terre ou sur les places entourant le Puits aux âmes, ils vendaient Humains, Démons, Ange déchus et autres races pitoyables des Terres ténébreuses, bafouant sans vergogne les lois divines de l'honneur guerrier.

Après son séjour dans les hautes sphères, Adonis ne pouvait que se délecter de ce spectacle affligeant. Partout régnaient la peur, la fourberie et la haine. Mais au milieu de ces exhalaisons furieuses, le Démon perçut avec intrigue le parfum amer de la mélancolie. Ouvrant ses yeux spectraux derrière ses paupières cousues, il chercha parmi la foule la source de cette merveilleuse odeur.

Et là, au milieu des badaux brutaux et impérieux, errait une ombre bleutée. Les tentacules s'envolaient sous un vent muet, coupant Adonis de toute autre source de bruit. Elle marchait le long de la place, n'offrant à l'observateur impudent que son profil caché par sa chevelure et le cuir de son capuchon. Il savait pourtait qui elle était, et s'étonna de voir la favorite de son maître se mêlait de telle manière au peuple esclave.

Remettant son masque, il recouvrit yeux, bouche, oreilles et visage humain et rangea son arme sous sa cape pour bondir souplement sur le pavé de la place et fendit la foule pour suivre l'ombre et la rejoindre finalement au coin d'une rue perpendicualire qui descendait vers les usines de la cité.

Adonis s'inclina révérencieusement et demanda :

"Mes hommages, maîtresse. Au risque de déclencher votre rage et celle de notre Maître, que fait donc une favorite de la Cour parmi les humbles de la Cité?"
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Sylisya
Démon
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MessageSujet: Re: On n'a besoin de personne pour sombrer...   Dim 22 Oct - 10:45

Le temps était lourd sur Pandémonium. L'ambiance énergique de la place principale bondée comme d'habitude et tellement bruyante ne parvenait même pas à détendre un peu l'atmosphère. Tout le monde courrait dans tous les sens, comme pressait par le temps. Un temps qui n'existait presque plus en Enfer. Les démons se harcelaient les uns les autres, prouvant par des subterfuges plus vicieux les uns que les autres que les produits d'untel étaient les meilleurs, les plus efficaces, les plus appropriés... Non, vraiment, l'Enfer n'était pas du tout différent du monde d'avant.

Avançant d'un pas décidé à travers la foule, Sylisya ne savait toujours pas où elle se rendait. Elle voulait juste bouger, quitter la ville, quitter Baal, quitter tout ça. Retourner dans le monde d'avant. Sur terre, bien vivante. Avec Gondry, ses parents qui l'aimaient tant, et elle qui gâchait sa jeunesse et sa vie. Elle voulait tant vivre, s'était tant attachée à la vie que lorsqu'elle s'est fait renversée par la voiture de police, elle est restée vivante. Vivante, d'un certain côté du moins. Elle était là maintenant, en Enfer. Après, certains appellaient ça une deuxième vie, une deuxième chance. Tout était question de point de vue. Pour Sylisya, c'était plutôt une désillusion.

La belle succube avait à présent quitté la place de Pandémonium. Elle savait que beaucoup de regards étaient tournés vers elle, elle qui normalement ne sortait pas beaucoup du Palais. Elle ne faisait en même temps rien pour passer inaperçue, et ce n'était pas le but de sa sortie. S'arrêtant un instant pour remettre un peu d'ordre dans sa chevelure de tentacules, elle entendit alors la voix rauque d'un démon, qui semblait bien s'adresser à elle. Il fallait dire qu'il n'y avait pas beaucoup de favorite de Baal à part elle-même, et surtout à ce moment-là de la journée, à cet endroit-là de Pandémonium... Sylisya se tourna vers le démon qui avait osé lui adressé la parole. Etrangement, elle n'avait pas envie de l'ignorer, comme elle le faisait d'habitude. Ce jour-là était un jour spécial, et elle ne ferait rien comme d'habitude, elle le sentait.

Ne répondant pas tout de suite, elle prit le temps de détailler son interlocuteur. Une chose était sûre, ce n'était pas un incube... Sa peau était écorchée, brûlée, arrachée... Une vision dont elle aurait eu horreur avant sa mort, mais qui à présent lui paraissait comme tout à fais naturelle. La jeune démone ne mit pas longtemps pour deviner à qui elle parlait. Il fallait dire que peu de démons osaient lui adresser la parole, mais aussi que très peu savaient parler avec autant de courtoisie... Une qualité qui avait d'ailleurs presque disparu en Enfer. A croire que le passage de la vie à la "mort" avait rendu tous les démons plus débiles les uns que les autres !

Sylisya répondit à la réverence du célèbre Graveur de Légendes par un petit hochement de tête. Un petit sourire s'était dessiné sur ses lèvres, ce qui était, vous pouvez le deviner, plus que rare chez la jeune succube... Elle répondit d'un ton calme, posé mais assez enjoué :

"Bonjour, Adonis. Vous avez de la chance, aujourd'hui je respire la joie de vivre..."

Elle pencha légèrement la tête de côté, gardant un petit sourire malin sur les lèvres. Elle regardait son interlocuteur dans les yeux, mais lui-même ne pouvait pas le voir, son regard étant toujours caché par sa panoplie.

"J'avais envie de... prendre l'air. Et vous ? Que fait donc un Chroniqueur des plus connus des Enfers en pleine foule ?"
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Adonis
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MessageSujet: Re: On n'a besoin de personne pour sombrer...   Dim 22 Oct - 14:47

Souriant du coin des lèvres de cette clémence presque dramatique, Adonis entreprit de faire les cent pas d'un côté à l'autre de la rue, comme pour séparer la jeune favorite du reste de la place.

"Eh bien, toute cette foule a pour moi un effet apaisant extraordinaire."

Il regarda tous ces pitoyables Démons qui passaient, certains essayant de cacher une curiosité qu'ils savaient totalement déplacée, d'autres aux contraire posant les yeux inpudemment sur les deux Démons de la Cour.

Soudain, vif comme l'éclair, Adonis sortit son épée gigantesque qui s'auréola d'un feu infernal, et fit un pas menaçant vers la foule en poussant un rugissement diabolique qui créa la panique dans la masse qui se dispersa vers l'autre côté de la place en prenant un soin extrême d'éviter le regard du Démon.

Il se retourna ensuite vers la succube, rangeant avec célérité son arme sous sa cape et reprenant son air le plus neutre pour apaiser son interlocutrice, peut-être effrayée par sa soudaine démonstration de fureur.
Puis il reprit calmement :

"Mais ça n'a pas l'air d'être votre cas. Les bains de foule ne sont pas l'idéal quand on a besoin de solitude. Quel air cherchez-vous dans la Basse Cité ?"

Sans attendre la réponse à sa question, il se tourna vers la rue déserte qui partait de la place et se mit au niveau de la jeune Démone. Tendant le bras vers l'obscurité, il proposa avec une révérence de la tête :

"Marchons."
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Sylisya
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MessageSujet: Re: On n'a besoin de personne pour sombrer...   Mar 24 Oct - 11:28

La jeune succube resta silencieuse et se contenta de regarder Adonis faire les cent pas. C'était un démon différent des autres, qui, lui, ne cherchait pas toujours à obtenir quelque chose. C'était d'ailleurs aussi l'une des seules personnes que Sylisya pouvait supporter plus de quelques secondes. Dès ses premiers siècles, elle avait entendu parlé de lui, et elle avait imaginé plus d'histoires qu'on ne peut l'imaginer, sur celui qu'on appellait déjà comme "le" Graveur. Elle n'avait entendu ce surnom que par hasard dans des conversations, et ne savait donc pas ce qu'il gravait. Elle pensait donc à un graveur de pierre, qui sculptait des statues comme en on voit dans les musées sur Terre, mais à sa seule force musculaire, prennant soin des moindres détails et vendant ses oeuvres pour des sommes inimaginables...

La première fois qu'elle le rencontra, dans le Palais de Baal, elle fut d'abord surprise de son apparence physique. Elle le pensait... beau. Pour elle, ce devait être un incube, pour être connu dans tout l'Enfer et être aussi doué en art. Troublée de voir un démon si banal, elle demanda par prudence à l'un des généraux présents quel était donc le métier de ce démon. Etonné de voir l'ignorance de la favorite du grand chef, il lui dit en rigolant que c'était bien sûr le Graveur, le Chroniqueur des Enfers. Alors voilà. Ce n'était donc pas un graveur de pierre, mais un Graveur de Légendes... N'empêchait qu'il n'était pas très joli... Tout de même heureuse de rencontrer le 'grand' Adonis, Sylisya l'avait d'ailleurs revu plusieurs fois depuis, par hasard, ou non.

Alors qu'elle était dans ses souvenirs, le Chroniqueur sortit soudainement son épée et écarta les démons curieux et racoleurs, effrayés par la soudaine agitation du démon. Sylisya fut légèrement surprise, mais elle ne laissa rien paraître. Son rang l'en empêchait, une dame de la Cour ne se devait pas d'avoir peur d'un simple démon... Même d'un célèbre Graveur ! Elle, elle ne devait être surprise que de Baal, son chef, comme celui de tous les démons de Pandémonium. Quiconque la verrait en position de faiblesse devait mourir, pour ne pas porter une honte indélébile à toute la haute démonerie... Alors, elle se contenta de sourire, quand même amusée par le comportement d'Adonis. Elle ne dit rien non plus, une expression remplaçant bien des paroles.

Elle allait répondre à la nouvelle question de son compagnon lorsqu'il reprit soudainement la parole. Penchant légèrement la tête de côté, elle attendit un petit instant puis se tourna à son tour vers la rue qui continuait devant eux. Elle commença à marcher aux côtés du Chroniqueur. Au bout d'un moment de silence rythmé par le bruit de leurs pas et de l'agitation de la foule derrière eux, elle répondit avec plein de sous-entendus à la précédente question d'Adonis :

"Un air différent de celui du Palais. J'avais envie de distraction. Je crois bien en avoir trouvé, à présent."

Elle tourna sa tête de façon à ce qu'elle voye Adonis du coin de l'oeil, un petit sourire au coin des lèvres...
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